Le concerto pour quatuor à cordes et orchestre, une formule trop lourde à gérer?

Alain Pâris 28/02/2018
Si les concertos pour un ou deux solistes sont légion, force est de constater que plus le nombre de solistes augmente, plus les concertos se font rares, surtout au cours des deux derniers siècles. Il y a bien le “Triple” de Beethoven ou le “Double” de Brahms. Mais au-delà de trois solistes, on ne se bouscule pas au portillon.
Les registres de l’état civil du concerto multisoliste nous apprennent que papa était italien, concerto de son prénom, grosso de son nom de famille (ou l’inverse) ; maman était française, symphonie, née concertante. Avec un tel ADN, le ­nouveau-né avait toutes les chances de s’épanouir. Mais l’époque était à l’heure de la virtuosité. Et dans ce domaine, on partage rarement l’occasion de briller. Le premier qui a osé écrire un concerto pour quatuor à cordes et orchestre semble être Louis Spohr dont le Concerto pour quatuor à cordes et orchestre op. 131 tient davantage de la curiosité que du chef-d’œuvre.
Alors que le répertoire du quatuor à cordes s’enrichit de trésors inestimables, le 19e siècle s’écoule sans aucune tentative notoire en matière de concerto pour quatuor. Une explication semble plausible : les quatre membres du quatuor sont devenus partenaires à part entière. L’époque où le violoncelle ou le second violon étaient relégués au rang d’accompagnateurs, sans parler de l’alto qui jouait les utilités, est révolue. Un véritable dialogue social s’est instauré au sein de cette petite république, et cela fonctionne. Pourquoi aller chercher plus loin, plus grand, plus compliqué ? Il faudrait ajouter un autre élément de dialogue avec l’orchestre (sans parler du chef !), passer en 3D en quelque sorte.

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