Maxime Leschiera, nouveau président de "Conservatoires de France"

Antoine Pecqueur 14/03/2018
[EXCLUSIF] Le directeur du conservatoire de Rennes vient de prendre ses fonctions à la tête de l’association réunissant des directeurs de conservatoire. Entretien.

Quel est aujourd’hui pour vous le but de l’association "Conservatoires de France" ?
Le métier de directeur de conservatoire est un métier solitaire et il n’y a généralement qu’un conservatoire par ville. Nous sommes là pour être un lieu de réflexion, pour que les directeurs puissent partager les problématiques auxquels ils sont confrontés. Nous réfléchissons à tous les enjeux d’actualités. Au fil des décennies, les conservatoires se sont transformés : nous devons nous adapter à notre époque. Il ne faut pas rester immobiles ! Nous ne sommes en revanche pas un syndicat, aussi ne sommes nous pas dans la revendication professionnelle statutaire.

Quels sont les dossiers chauds du moment ?
Il nous faut réfléchir à la question du chant choral après le plan annoncé par les ministres de l’Education nationale et de la Culture. Comment aller au-delà des effets d’annonce ? quels contenus pédagogiques ? quels financements ? Il faut aussi que l’information circule mieux pour les concours de la fonction publique. En outre, aujourd’hui, le concours interne pour le poste de directeur de conservatoire comporte uniquement des épreuves de musique, alors que nous avons des directeurs qui viennent du monde de la danse ou du théâtre. Se pose aussi la question des concours d’enseignants, qui se font par discipline, alors qu’on voit de plus en plus de collègues qui ont plusieurs casquettes. Tout cela mérite d’être revu.

Et le harcèlement dans les conservatoires ?
Il y a une vigilance à avoir, mais le risque zéro n’existe pas. La proportion de délit de ce type n’est pas plus importante dans les conservatoires que dans d’autres communautés professionnelles en lien avec le jeune public. A titre personnel, je ne suis pas certain que la surprotection, comme les hublots pour les salles de cours, soit la meilleure solution.

Qui sont vos adhérents ?
Nous avons 171 adhérents. Ce sont soit directement des collectivités, pour les deux tiers, soit des chefs d’établissements. Tous les établissements sont représentés, de l’école municipale au conservatoire à rayonnement régional. Nos adhérents sont aujourd’hui très présents dans l’ouest de la France, moins dans d’autres régions. Je vais travailler à développer le nombre d’adhérents sur tout le territoire.

Quel lien avec l’autre association de directeurs de conservatoire, l’Undc ?
L’association "Conservatoires de France" est née d’une scission avec l’Undc (Union national des directeurs de conservatoire). Nous sommes partis car nous défendions l’idée que les établissements doivent davantage évoluer avec la société. Aujourd’hui, je souhaite travailler avec tout le monde, et aussi bien sûr avec le syndicat Spedic (syndicat des personnels des directions des conservatoires). Très souvent d’ailleurs, nous signons des lettres communes à l’attention par exemple du ministère de la Culture.

Propos recueillis par Antoine Pecqueur

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