Matthieu Rietzler, nouveau directeur de l’Opéra de Rennes : "Une programmation ouverte sur la comédie musicale et les musiques actuelles"

Suzanne Gervais 29/05/2018

Le secrétaire général de la maison de la Danse de Lyon, Matthieu Rietzler, 37 ans, vient d’être nommé directeur de l’Opéra de Rennes. Le milieu lyrique ne lui est pas inconnu : il a travaillé dans le passé au sein des opéras de Lorraine, de Lille et du Rhin. Il remplace Alain Surrans à la tête de l’institution bretonne et prendra ses fonctions en septembre.

Sur quel projet avez-vous été retenu ?
L’Opéra de Rennes est une maison ouverte sur la ville et sur les publics, ce sur quoi je compte m’appuyer. Pour ouvrir davantage nos portes, les outils numériques seront nos alliés. La diversité esthétique sera à l’affiche. J’aimerais inclure la comédie musicale et les musiques actuelles dans notre programmation, à côté du répertoire lyrique. La salle de l’Opéra a une jauge de 650 places, c’est un écrin idéal pour les répertoires du 18e, mais aussi des formations plus chambristes des 19e et 20e siècle. Nous en tiendrons compte.

Quelle place allez-vous accorder à la création ?
La musique d’aujourd’hui aura une place de choix. Cela passera par des invitations régulières d’ensembles, en plus des résidences du chœur Mélismes et du Banquet Céleste, qui se poursuivent la saison prochaine. Le plateau de l’Opéra de Rennes n’est pas le plus approprié au ballet, mais la danse a toujours été bien défendue et je continuerai à le faire. La création chorégraphique sera, elle aussi, à l’honneur, en relation étroite avec la musique contemporaine.

Où en est le projet de rapprochement avec l’Opéra Angers-Nantes, annoncé par les trois villes ?
Le projet est dans les tuyaux et nous y travaillons avec les équipes d’Angers-Nantes. Il faut que le rapprochement soit gagnant-gagnant et que le public – et les artistes – s’y retrouvent. L’idée est de proposer davantage de coproductions au cours de la saison, tout en gardant, bien entendu, les identités de nos deux maisons. Tout cela implique de réfléchir ensemble à nos programmations respectives pour être complémentaires et éviter les doublons.

N’est-ce pas une gageure, quand on sait que le budget alloué à la culture par la région Bretagne pour 2018 est en baisse de 1,9% par rapport au budget prévisionnel de 2017 ?
Je préfère ne pas répondre à cette question tant que je ne suis pas en poste.

Propos recueillis par Suzanne Gervais

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