Zad Moultaka : de la toile à la portée

Pablo Galonce 14/06/2018
Zad Moultaka associe son travail de compositeur à une activité de plasticien. Deux domaines qui font écho à son parcours, entre le Liban et la France.
Ceux qui connaissent sa musique le savent : Zad Moultaka aime sortir des portées battues. Sa dernière création, à l’affiche de l’Arsenal de Metz, en juin – point final d’une résidence à l’Orchestre national de Lorraine – l’a encore prouvé. Sinfonietta 9 est un pied de nez à la totémique “Ode à la Joie” : « Le chef d’orchestre, Jacques Mercier, m’avait demandé un pendant à la Neuvième Symphonie de Beethoven, jouée dans ce même concert, confie le compositeur. Je l’ai réécoutée… pour la première fois depuis quinze ans ! Je l’ai trouvée terrifiante : sa violence et son ambiguïté m’ont profondément perturbé. Ma Sinfonietta 9 en est le résultat. »
Entre ses origines libanaises et sa formation en France, Zad Moultaka a trouvé sa voie – et sa voix –, sans doute l’une des plus personnelles du paysage musical actuel. Mais il n’y a pas qu’avec les notes que le compositeur sait s’exprimer. En 2011, il prend la décision de livrer au public le fruit de sa deuxième passion : « La peinture a été mon jardin secret pendant très longtemps, depuis l’enfance. Un jour, j’ai eu besoin de rompre avec la solitude de l’atelier. »

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