Eiichi Chijiiwa : «Soigner l’exil par la musique»

En plus de son rôle de second violon solo de l’Orchestre de Paris, le Japonais Eiichi Chijiiwa est aussi vice-président de l’association Parcours d’exil. Rencontre avec un musicien qui, par son art, vient en aide aux victimes de tortures et aux mineurs isolés étrangers.
Il est 13 heures, les couloirs de la Philharmonie s’animent. Eiichi Chijiiwa nous rejoint dans une salle de réunion, violon sur le dos. Il sort tout juste d’une répétition consacrée à Bach et au tango. Cela fait près de vingt ans que ce Japonais de 49 ans joue avec l’Orchestre de Paris. « Ici, je suis rassasié. Venir à l’orchestre est un plaisir, pas un travail », explique-t-il. A l’âge de 5 ans, il débute le violon et le piano. Une quinzaine d’années plus tard, à l’image de ses professeurs, il quitte Tokyo et entre au Conservatoire de Paris. Aujourd’hui, à côté de l’orchestre, Eiichi fait aussi carrière en musique de chambre, collaborant notamment avec les quatuors Diotima et Thymos. En revanche, son expérience d’enseignant au CRR de Paris et au conservatoire du 13e arrondissement ne semble pas l’avoir convaincu. Rebuté par le côté « scolaire » de la profession, il quitte son poste en 2017.

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