Parcs instrumentaux, entre prêt et prestige

En France, les parcs instrumentaux des conservatoires ont surtout vocation à démocratiser l’accès à la musique. La plupart possèdent des instruments d’études destinés à être loués ou prêtés aux élèves. Dans les conservatoires supérieurs, en revanche, l’objectif est tout autre et il n’est pas rare d’y croiser quelques trésors…

Dans les couloirs du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP), claviers et percussions s’alignent le long des murs. Recouverts par des toiles ou enfermés dans des caisses, ils donnent l’impression de sommeiller. Que le visiteur se détrompe, il n’en est rien. En particulier en cette période où les étudiants donnent leurs récitals de fin d’année. « Il y a un va et vient permanent, les instruments sont sans cesse déplacés d’une salle à l’autre », explique Julien Dubois, responsable du parc du Conservatoire (lire entretien ici). Et parfois, dans la précipitation, c’est le drame. Une étudiante vient l’interrompre pour lui apprendre qu’un tuba s’est plié en deux après que l’un de ses camarades a « marché dessus ».
Dans certains conservatoires, le parc instrumental s’apparente à un “lieu fantôme”, ici, pas de sous-sol immense et poussiéreux où seraient stockés des centaines de violons, de pianos et de percussions. Ils sont répartis dans l’ensemble de la maison, que ce soit dans les salles de cours ou de concert. Les lieux de stockage du CNSMDP devraient être agrandis à la rentrée.

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Stéphane Friédérich2008-04-15

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