Christian Urbita, un luthier à l’écoute des arbres

Marc Rouvé 06/09/2018
Portrait d’un facteur atypique, qui choisit le bois de ses violons au pied des arbres, dont il capte les champs magnétiques. Dernier instrument sorti de son atelier : le nouveau violon de Renaud Capuçon.
Christian Urbita découvre la lutherie du quatuor au milieu des années 1970, alors qu’il s’est lancé dans des études de physique-chimie. Une révélation qui le conduit d’abord en Allemagne, dans l’atelier de Bernhard Franke, à Stuttgart. En parallèle, il suit le cursus de la fameuse école de Mittenwald en Bavière. Puis ce sera Lübeck chez le maître luthier Rudolf Masurat et, en 1980, l’Angleterre au sein de l’atelier W. E. Hill & Sons, où il se consacre au réglage et la restauration des instruments de l’âge d’or italien : Amati, Stradivarius, Guarnerius. Il installe son atelier à Cordes-sur-Ciel en 1984, avant de fonder l’Atelier européen de luthiers et d’archetiers puis de présider le festival Musique sur Ciel. Là, il rencontre une nouvelle génération de solistes et de chambristes, dont le jeune Renaud Capuçon. La complicité qui lie l’artiste et l’artisan vient de franchir une nouvelle étape avec la création de Dame Aleth, un ­violon conçu spécialement pour le soliste et dont l’histoire ouvre de nouvelles perspectives pour la lutherie du violon.

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