Perles rares tirées de l’oubli

Alain Pâris 09/10/2018

La désaffection dans laquelle sont tombés certains talentueux compositeurs français laisse toujours perplexe. La mode, la malchance, l’absence de curiosité peuvent être incriminées, mais grâce à l’audace de certains éditeurs, on peut espérer un retournement de tendance.

Fernand de La Tombelle (1854-1928) avait contre lui des origines aristocratiques et une incroyable polyvalence de talents. L’histoire préfère les créateurs d’origine modeste. L’artiste doit être pauvre pour être pris au sérieux. Chausson et d’Indy, qui n’avaient pas de problèmes de fin de mois, ont dû lutter contre cet obstacle tout au long de leur carrière. Quant à la polyvalence, elle est suspecte : impossible de vous ranger dans une case. On a ainsi oublié que Saint-Saëns et Fauré étaient des organistes exceptionnels, le premier remarquable pianiste par ailleurs ; que Mahler était un fabuleux chef d’orchestre ; et il aura fallu des années pour que l’image de Bernstein compositeur cesse de se limiter à West Side Story.

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