La tentation du mooc

Suzanne Gervais 09/10/2018
Présenté comme le format pédagogique révolutionnaire, le mooc est un cours en ligne ouvert à tous, né dans le milieu universitaire, qui a vite séduit le secteur culturel. En musique, pourtant, il doit encore faire ses preuves.
Le virus du mooc (pour massive online open course en anglais) nous vient d’Amérique : les grandes universités d’outre-Atlantique ont été les premières à lancer leur plateforme, comme edX, créée par Harvard et le MIT, qui représente aujourd’hui 1 800 cours en ligne et 10 millions de visites par mois. Les universités et grandes écoles francaises ont suivi le mouvement, grâce à la plateforme du ministère de l’Enseignement supérieur : FUN, pour France université numérique. Cette folie s’est aussi emparée du secteur culturel. A Paris, le Centre Pompidou vient de lancer le deuxième cours de sa série sur l’art moderne et contemporain, consacré à la notion de temps dans l’art des 20e et 21e siècles. Si chaque grande exposition a son mooc, les arts plastiques n’en ont pas l’apanage et les institutions musicales s’y frottent à leur tour. La Juilliard School de New York a mis en ligne sa plateforme de cours en mai 2017. La Juilliard Open Classroom est un bon moyen pour cet établissement privé d’accroître son rayonnement et de cultiver son image auprès du public amateur. Les frais d’inscription de l’école avoisinent les 20 000 dollars par an (17 330 euros), tandis que, pour participer à un mooc qui s’étend sur six semaines, il faut débourser un peu moins de 500 dollars.

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