La musique face à la maladie d’Alzheimer

Chercheurs et médecins font de plus en plus appel à la musique pour traiter les patients atteints de cette maladie dégénérative. Comment s’organisent ces séances ? Et quels sont les effets obtenus ?
L’intonation est juste. Les mots précis. La voix chargée d’émotion. Henry vient de sortir de l’une de ses longues phases d’apathie. Des phases durant lesquelles le vieil homme reste assis dans son fauteuil. Les poings fermés l’un contre l’autre. Recroquevillé sur lui-même. Isolé et solitaire. Il aura suffi de quelques minutes de musique, écoutées au casque, pour l’éveiller de ce “sommeil” de dix ans, dans son hospice de Brooklyn. Quelle musique ? Celle qui accompagna sa vie. « Cab Calloway était mon numéro un », se rappelle-t-il. Comme si quelque harmonie secrète venait d’ouvrir un étroit chemin dans l’épaisse forêt de sa mémoire altérée, une mélodie de jeunesse a ressurgi. Un standard universel, gravé pour la première fois par Bing Crosby en 1943. « I’ll be home for Christmas… », entonne-t-il. On lui demande ce que cette musique lui procure. Son visage d’ordinaire fermé rayonne de mille expressions. Les mots fusent. « Le sentiment de l’amour. De la romance. Je réalise à quel point le monde a besoin de venir à la musique. De chanter… »

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