Exclusif : Bruno Mantovani à Lyon

Antoine Pecqueur 20/11/2018

Selon nos informations, le compositeur prendrait la direction musicale de l’Ensemble orchestral contemporain.

Nous vous l’avions annoncé en exclusivité : en mai dernier, Daniel Kawka quittait ses fonctions de chef de l’Ensemble orchestral contemporain, après vingt années passées à la tête de cette formation. Selon nos informations, ce serait Bruno Mantovani qui reprendrait la direction de cet ensemble basé à Lyon et spécialisé dans la musique contemporaine. Dans la shortlist étaient également présents Pascal Gallois et Claire Levacher. Cette nouvelle est importante à plus d’un titre. Elle marque une étape cruciale dans la carrière de chef d’orchestre de Bruno Mantovani, que l’on connaît plus comme compositeur. Et surtout, cette nomination risque d’avoir un impact direct pour le CNSMD de Paris dont Bruno Mantovani est l’actuel directeur. Selon nos informations, ce dernier ne briguerait pas un nouveau mandat, l’actuel arrivant à terme cette année… On peut des lors s’interroger : Bruno Mantovani ne serait-il pas tenté de prendre la direction du CNSMD de Lyon, dont la nomination du nouveau directeur ou directrice se fait toujours attendre

Antoine Pecqueur

Nous publions ici le texte intégral que nous a transmis Bruno Mantovani, suite à la parution de cet article sur l’Ensemble orchestral contemporain :

Quelques semaines après avoir annoncé l’imminence de la nomination de Frank Madlener au poste de directeur général de la création artistique (alors que la fonction est occupée depuis quelques jours par Sylviane Tarsot-Gillery), La Lettre du musicien semble s’obstiner à colporter des fake news qualifiées pourtant « d’informations exclusives ». Ainsi ai-je appris hier sous la plume de Monsieur Antoine Pecqueur que j’aurais pris la décision de ne pas briguer de nouveau mandat à la tête du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, que j’allais être nommé directeur musical de l’Ensemble orchestral contemporain et que cela pourrait m’inciter à prendre la direction du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon.

Tout d’abord, si Monsieur Antoine Pecqueur avait pris la peine de consulter le décret qui fixe les modalités de nomination des directeurs des écoles d’art, il saurait que le directeur du CNSMDP ne peut exercer plus de trois mandats de trois ans. De ce fait, mon départ programmé de cette école en juillet prochain relève uniquement de l’application de la règle et non d’une décision personnelle. Ensuite, si Monsieur Antoine Pecqueur avait contacté l’Ensemble orchestral contemporain, il aurait appris qu’une procédure était en cours pour la direction musicale de cet ensemble, procédure qui n’aboutira qu’en mars prochain alors que plusieurs candidats sont encore en lice. Enfin, si Monsieur Antoine Pecqueur avait enquêté de façon un peu plus sérieuse, il n’aurait pas évoqué l’éventualité que je devienne directeur du CNSMDL étant donné que je n’ai jamais posé ma candidature pour cette fonction alors qu’une procédure officielle est en cours.

Dans un même article, la Lettre du musicien a donc publié trois informations erronées et non trois scoops. Si Antoine Pecqueur m’avait contacté avant de colporter ces rumeurs, j’aurais été heureux de lui répondre sur ces trois points afin que l’on évoque mes activités actuelles et futures avec un peu plus de rigueur et un peu moins de fantaisie.

 

Et voici la réponse de notre directeur de la rédaction :

En ce qui concerne le poste de Directeur général de la création artistique, nous avons annoncé en exclusivité la nomination de Sylviane Tarsot-Gillery (mis en ligne le 7 novembre). Nous avions annoncé auparavant, à l’instar de nos confrères du « Canard enchaîné », les discussions au sujet de ce poste entre Emmanuel Macron et Franck Madlener. Mais suite à ces échanges est intervenu le remaniement ministériel du 16 octobre, avec la nomination de Franck Riester au ministère de la Culture, qui a rebattu les cartes.

En ce qui concerne les modalités de nomination des directeurs d’écoles d’art, nous n’avons jamais affirmé que Bruno Mantovani souhaitait briguer un autre mandat à la tête du CNSMD de Paris. Nous notons toutefois que pour ces grandes institutions publiques, les exceptions sont courantes. Il suffit de regarder une institution voisinne du CNSMD de Paris : la Philharmonie, où la direction a été reconfiée par décret à Laurent Bayle, pour contourner les dispositions relatives à la limite d’âge.

En ce qui concerne l’Ensemble Orchestral contemporain, nous maintenons nos propos. La shortlist pour le poste de directeur musical, comme nous l’avons écrit, réunit Claire Levacher, Pascal Gallois et Bruno Mantovani. Et selon nos informations, c’est ce dernier qui serait le favori pour reprendre la direction de l’ensemble. Le calendrier des nominations publiques a sa logique, mais qui n’est pas celle de l’information. La presse est, rappelons-le, indépendante des tutelles et des pouvoirs publics.

Et enfin, en ce qui concerne le CNSMD de Lyon, nous avons suivi depuis l’été dernier les différentes étapes de processus de recrutement, qui se sont révélées pour le moins chaotiques. L’interrogation que nous posons à la fin de l’article est tout simplement légitime, alors que l’établissement n’a toujours pas trouvé de remplaçant à Géry Moutier. La Lettre du Musicien n’a jamais cherché à publier une seule fake news – nous n’avons d’ailleurs jamais eu aucune condamnation en diffamation. Notre seul but est de rendre compte en toute transparence de la vie musicale.

 

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