L’orgue numérique : au cœur des controverses

Suzanne Gervais 05/12/2018
Un conflit entre l’ancien et le nouveau monde ? Entre les organistes européens et américains ? Analyse des forces en présences.
Le débat ne date pas d’hier : pour ou contre l’orgue électronique ? En 1971, le redouté critique musical Bernard Gavoty posait la question dans son émission “Anicroches”. Jean Guillou y essayait un orgue électronique au son, il est vrai, bien misérable. A la décharge de l’instrument, il s’agissait de l’une des premières tentatives tentant d’échantillonner le son de véritables orgues d’église.
Système Hauptwerk, Plein Orgue MS… aujourd’hui, grâce aux techniques électroniques et numériques, les organistes peuvent, chez eux, faire sonner les tuyaux virtuels de certains grands Clicquot et Cavaillé-Coll. Le perfectionnement des orgues numériques est tel que certains interprètes choisissent même de mener leur carrière en partie – voire exclusivement – sur ce type d’instrument, à l’instar de l’Américain Cameron Carpenter. Le « bad boy de l’orgue », comme il aime se faire appeler, a souhaité que ce ne soit plus l’organiste qui s’adapte à l’instrument, mais l’orgue qui s’adapte à l’artiste.

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