Des nouvelles du PSPBB

Suzanne Gervais 24/01/2019
Une réunion de travail entre les tutelles du Pôle supérieur Paris Boulogne-Billancourt qui a eu lieu le 11 janvier a permis de faire une croix sur les pistes d’économies dénoncées par les étudiants, soit le gel des recrutements et la réduction du temps de cours. Mais des inquiétudes demeurent.

Alertés en décembre par un courrier de la direction leur annonçant que, contrainte de trouver des pistes d’économies suite au surcoût engendré par le passage de l’établissement en EPCC, elle envisageait de réduire le temps de cours individuel des étudiant en cursus DNSPM et de suspendre le concours de recrutement, les étudiants du PSPBB avaient lancé une pétition.
Pétition largement relayée au sein du secteur musical. Le vote de ces mesures d’économies avait alors été repoussé.

Les tutelles se sont ainsi réunies vendredi 11 janvier. Le directeur, Laurent Gardeux, a fait part du verdict dans un mail adressé aux étudiants et aux enseignants, document que La Lettre du Musicien a pu consulter : « Votre très importante et efficace mobilisation a été visible […]. Les tutelles ont renoncé à suivre la piste de diminution du temps de cours, […] renoncé également au principe d’une année blanche. » En résumé : maintien du temps de cours individuel à 1h30. Quant au concours de recrutement pour le cursus DNSPM, il est lui aussi maintenu, avec, cependant, un numerus clausus plus faible que années précédentes. Si le soulagement est palpable du côté des étudiants et de leurs professeurs, le PSPBB est-il pour autant tiré d’affaire ? Les tutelles n’ont pas proposé une augmentation de leur aide : 30 000 euros du côté de la DGCA et 35 000 euros pour la Ville de Paris. Ce qui signifie qu’il faudra trouver d’autres pistes d’économies… et d’autres financements. « Nous avons dégagé quelques pistes d’économies là où cela était encore possible sur le fonctionnement du Pôle supérieur, poursuit Laurent Gardeux dans son courrier. Nous espérons passer ainsi le cap difficile de cette année 2019. » Année 2019 dont le budget accuse, rappelons-le, un déficit de 350 000 euros.

Ces pistes d’économie n’ont en revanche pas été explicitées et le directeur le rappelle, « les fonds nécessaires pour optimiser le fonctionnement du Pôle font toujours défaut. » Laurent Gardeux sera reçu le 1er février par Sylviane Tarsot-Gillery, directrice générale de la DGCA au ministère de la Culture. L’occasion d’essayer d’obtenir des financements complémentaires pour les années à venir.

Suzanne Gervais

La suite de l'article ( %) est réservée aux abonnés...
Abonnement à La Lettre du Musicien

abonnement digital ou mixte, accédez à tous les contenus abonnés en illimité

s'abonner
Mots clés :

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment, soyez le premier à commenter cet article

Pour commenter vous devez être identifié. Si vous êtes abonné ou déjà inscrit, identifiez-vous, sinon Inscrivez-vous