Exclusif : Le coût des Victoires de la musique

Antoine Pecqueur 14/02/2019

Au lendemain des Victoires de la musique classique, nous vous dévoilons le budget de l’événement.

Les Victoires de la musique classique, qui se sont déroulées hier, ont été marquées par une nette baisse d’audience par rapport à l’année dernière, avec 1,15 million de téléspectateurs, contre 1,29 million de personnes en 2018. La chute est encore plus brutale pour les Victoires de la musique « variétés », qui se sont tenues vendredi dernier : l’audience a réunie 2,03 millions de téléspectateurs, contre 2,82 millions l’année dernière.

La question du coût de cette manifestation se pose donc plus que jamais. La Lettre du Musicien a pu avoir accès au budget de l’association des Victoires de la musique (qui organise les cérémonies variété, musique classique et jazz – cette dernière étant diffusée à l’automne). Le budget total est de 4,12 millions d’euros. Les médias (France 2 et France 3) apportent en droits télévisés 1 million 517 000 euros, et le CIC et Crédit Mutuel 950 000 euros. Les subventions du ministère de la Culture et du Centre national du Cinéma atteignent 171 000 euros et celles de la filière musicale (Sacem, Scpp, Sppf, Adami, Spedidam, Fcm) s’élèvent à 719 000 euros.

On constate ainsi, directement et indirectement, une part non négligeable d’argent public investi. A l’heure où l’austérité est de mise sur tous les crédits alloués à la culture, une telle dépense peut légitimement interroger. Surtout au regard des objectifs assignés dans la convention annuelle des Victoires, à savoir « valoriser  la diversité des répertoires et des jeunes talents dans le cadre des cérémonies ». Cette année, les Victoires de la musique classique ont salué en grande partie des artistes déjà récompensés, appartenant majoritairement aux majors du secteur discographique (hormis les « révélations », dispositif salutaire). La musique ancienne n’a quasiment pas été représentée, sans compter des pans entiers de la création contemporaine. Et au passage, aucune compositrice nommée… N’est-il pas temps de repenser en profondeur le modèle d’un événement dont le grand mérite est de diffuser de la musique classique en prime time ?

Antoine Pecqueur

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