[EXCLUSIF] CNM : les recommandations choc de la DGCA

Antoine Pecqueur 25/02/2019

Taxe sur la billetterie élargie aux structures de la musique classique, intégration du Burex dans l’Institut français, ouverture à l’éducation artistique et culturelle… une note interne de la Direction générale de la création artistique du ministère de la Culture, que La Lettre du Musicien a pu consulter, préconise des mesures radicales et inattendues pour le Centre national de la musique.

Alors que l’expérimentation du Pass Culture connaît bien des difficultés, Franck Riester entend mettre un coup d’accélérateur à la création du Centre national de la musique (CNM). Rien d’étonnant quand on sait qu’il avait réalisé un rapport défendant ce projet…  en 2011, à l’attention de Frédéric Mitterrand. Désormais lui-même ministre, il compte en faire un symbole de son mandat. En interne, les services du ministère de la Culture s’activent. La Lettre du Musicien a pu avoir accès à une note interne des services de la DGCA (Direction générale de la création artistique) à l’attention de sa nouvelle directrice, Sylviane Tarsot-Gillery, datée du 20 février, dont l’objet est : « proposition de scénarios pour le CNM ».

Un statut en EPA

Dès les premières lignes, cette note va à l’encontre d’un grand nombre de préconisations du rapport des députés Pascal Bois et Emilie Cariou relatif à la mise en place du CNM. A commencer par la question du statut : « le CNM doit être un opérateur de l’Etat qui met en œuvre la politique du ministère de la Culture. Pour ce faire, il faut que la gouvernance soit en adéquation avec la commande politique et en cohérence avec les enjeux d’intérêt général. Cela suppose un statut juridique adapté (le statut d’EPA - établissement public à caractère administratif - a été écarté sur des motifs qui nous semblent insuffisamment fondés) et une présidence effective du conseil professionnel (pour le moment confié à un professionnel) ». Une manière donc d’écarter la création du CNM en EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial), préconisée dans le rapport des députés au motif que ce statut permettrait de répondre au mieux aux enjeux du numérique. Mais pas suffisant pour les services de la DGCA : « le CNM aurait pu reprendre le personnel sur des contrats de droit public sans perte. De toutes façons les activités prévues ne qualifient pas le service public d’industriel et commercial. » 

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