À l’OPMC, les musiciens soumis à l’étiquette

Suzanne Gervais 26/02/2019
A l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, l’esprit monégasque règne, entre tradition et respect de l’étiquette. Certains musiciens évoquent un règlement strict.
« Nous avons une clause d’exclusivité avec l’orchestre, explique Jean-Yves Monier, trombone solo. Nous pouvons cachetonner ailleurs, mais avec l’autorisation de la direction. » Parmi les exigences du nouveau directeur musical, Kazuki Yamada : l’interdiction de croiser les jambes ou de bâiller. « Notre chef d’orchestre a apporté sa touche de culture japonaise, poursuit le musicien, qui correspond à un profond respect de la tradition, très présent au sein de l’orchestre. » Un autre musicien, qui a préféré rester anonyme, critique même « l’esprit conservateur » du règlement.
Une vie syndicale existe malgré tout dans la phalange monégasque, avec la présence du Snam, rattaché à l’Union des syndicats de Monaco : « Il y a autant de musiciens syndiqués que dans les autres orchestres, explique Jean-Yves Monier. On vit, comme en France, les conflits entre patrons et salariés. » Si les musiciens de l’OPMC ont des rémunérations relativement importantes par rapport aux orchestres de région français, la grande majorité d’entre eux doit néanmoins vivre en France, en raison du coût de la vie dans la principauté.

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