Claire Naessens : «A l’étranger, ce n’est pas un problème d’avoir 30 ans»

Quand ils ont passé les limites d’âge du CNSMD, les musiciens qui veulent suivre des études supérieures vont souvent fureter du côté des écoles étrangères. C’est le cas de Claire Naessens, mezzo-­soprano de 27 ans.
Après avoir commencé le chant dans une maîtrise du Nord-Pas-de-Calais, elle entre au conservatoire de Lille, puis à celui d’Arras à 17 ans. Elle intègre le département supérieur pour jeunes chanteurs et le Jeune Chœur du CRR de Paris. Claire passe alors le concours du CNSMD de Lyon, sans succès. « J’avais 24 ans, il me restait seulement un an à l’époque. » Quant à Paris, il était déjà trop tard. « L’exigence était telle à Paris qu’à 25 ans, je ne me sentais pas encore prête. Et c’est tout le problème, attendre le moment où l’on se sent apte physiquement. » Claire tente donc désormais sa chance aux Pays-Bas, en Allemagne et en Suisse, où elle n’est pas confrontée au jeunisme. « C’est le problème du star-system. Cela me paraît très français. A l’étranger, cela ne dérange pas d’avoir des gens de 30 ans. Dans cette politique redoutable du jeunisme, on ne prend pas en compte l’expérience, la maturité, la curiosité, le vécu. C’est important d’avoir une culture historique ou artistique pour aborder une œuvre musicale. » Actuellement étudiante au conservatoire du 9e arrondissement de Paris, Claire met de côté l’idée d’une carrière soliste et aimerait entrer dans des ateliers d’art lyrique ou des chœurs, comme Accentus ou le Concert spirituel.

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