Instruments anciens ou modernes, faut-il choisir ?

Les doubles cursus mêlant instruments historiques et modernes commencent à se développer dans les conservatoires. Mais la France semble encore en retard par rapport à l’étranger.
Vingt-cinq pour cent. C’est la proportion de musiciens du Concert de la Loge qui jouent régulièrement sur instruments anciens comme sur instruments modernes. Cette proportion, selon son chef Julien Chauvin, tend à se généraliser dans les jeunes ensembles français spécialistes des musiques baroque et classique : « On a connu ces dernières années une nette évolution des mentalités. Il était temps. Je me souviens de discussions au Conservatoire de La Haye, au début des années 2000, avec des enseignants du département de musique ancienne qui se demandaient s’ils pourraient un jour aborder Beethoven. Pour eux, qui avaient suivi le mouvement d’ultraspécialisation engendré par le renouveau baroque, ce monde leur semblait inaccessible. Aujourd’hui, les choses sont différentes. Les nouvelles générations ont une approche plus large. L’envie et la possibilité de toucher à différents répertoires, de s’enfermer un petit peu moins. »
Une ouverture qui n’est qu’un retour logique aux origines du renouveau baroque. Car « si l’on regarde les débuts du Concentus Musicus d’Harnoncourt, ou l’itinéraire d’un musicien comme Anner Bylsma, on se rend compte qu’il y avait à ce moment-là des liens très étroits entre la musique baroque et la musique contemporaine. Ce n’est que plus tard que cette donnée initiale a été gommée, entraînant dans notre pays une séparation, tant dans l’artistique que dans la pédagogie, entre instruments modernes et anciens. »

Pour lire la suite (87 %) choisissez votre offre :

Abonnement à La Lettre du Musicien

abonnement digital ou mixte, accédez à tous les contenus abonnés en illimité

s'abonner
Cet article premium

2€

Acheter cet article
Pack (crédité 12 €)

10 €

Acheter un pack
Partager:

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment, soyez le premier à commenter cet article

Pour commenter vous devez être identifié. Si vous êtes abonné ou déjà inscrit, identifiez-vous, sinon Inscrivez-vous