Les Boréades, l’exception juridique de la musique baroque

Chloé Chatté 13/03/2019
A l’affiche ce mois-ci de l’Opéra de Dijon, le dernier ouvrage lyrique composé par Jean-Philippe Rameau, en 1764, n’est tombé que très récemment dans le domaine public. Quel est le régime dont a bénéficié ce chef-d’œuvre ?
Dans l’Union européenne, la durée de protection du droit d’auteur est de soixante-dix ans après la mort de l’auteur(1). On peut se demander pourquoi les droits patrimoniaux de l’auteur sont d’une durée limitée. En premier lieu, pour une raison technique, certains types de créations bénéficiant de la protection du droit d’auteur sont frappés par l’obsolescence, comme les logiciels. La prolongation de la durée de droits exclusifs d’exploitation serait pour eux un non-sens. Ensuite, d’un point de vue économique, car le droit d’auteur attribue un monopole d’exploitation à son titulaire qui empêche toute reproduction de l’œuvre sans contrepartie financière. Enfin, pour des motifs sociaux, l’œuvre tombée dans le domaine public n’étant plus soumise à autorisation est diffusée plus largement et portée à la connaissance de tous. Le public a droit à accéder à ce fonds commun culturel. Mais alors pourquoi la tragédie lyrique de Rameau Les Boréades n’a-t-elle rejoint que très récemment le domaine public ?

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