Chanteur et acteur

Du théâtre au studio de télévision, Flannan Obé appréhende la scène de bien des manières. Pour ce passionné d’opérette, c’est le jeu qui prime.
«Rien n’est sérieux, à commencer par soi-même. » De sa voix posée, Flannan Obé tente de dominer le brouhaha ambiant ; il est 14 heures et les clients abondent dans ce café de la place du Châtelet, au cœur de Paris. Quand il était jeune comédien, Flannan aimait les rôles tragiques et les voix graves. A cette évocation, un sourire se dessine sur ses lèvres et derrière ses lunettes, ses yeux bleus pétillent : « La conception qu’on a de soi-même jeune est rarement juste. » Et c’est peu dire, car aujourd’hui Flannan Obé endosse essentiellement des rôles de ténor de caractère dans des opérettes.

« Je n’aimais pas les ténors ! »

Synthèse entre « une mère carrée et un père un peu fantasque », Flannan Obé ne pouvait que devenir artiste. C’est son père qui lui donne goût à la scène. Le fils intègre le cours Florent à partir du lycée. En parallèle, il étudie la musique : violon de 5 à 9 ans, chorale, chœur et cours de chant, d’abord à Paris, puis à La Rochelle, où il suit son professeur. Admirateur de José Van Dam, il croit à l’époque être baryton-basse. Mais, sans s’en rendre compte, il ne chante pas dans sa voix, ce qui le fatigue beaucoup. « Je n’aimais pas les ténors, je voulais être baryton. J’avais quelques graves, mais ma voix était mal placée. »

Pour lire la suite (74 %) choisissez votre offre :

Abonnement à La Lettre du Musicien

abonnement digital ou mixte, accédez à tous les contenus abonnés en illimité

s'abonner
Cet article premium

1€

Acheter cet article
Pack (crédité 12 €)

10 €

Acheter un pack
Mots clés :
Partager:

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment, soyez le premier à commenter cet article

Pour commenter vous devez être identifié. Si vous êtes abonné ou déjà inscrit, identifiez-vous, sinon Inscrivez-vous