Le bilan carbone des orchestres : des chiffres alarmants

Les formations symphoniques se révèlent extrêmement polluantes, en particulier dans le cadre des tournées internationales. Comment réduire leur empreinte environnementale ? Dépenses d’énergie des bâtiments, modes de transport, clause écoresponsables dans les contrats… des pistes existent. Dans ce domaine, la Grande-Bretagne est bien plus en avance que nous.
Quatre cent seize tonnes. C’est le volume d’émissions de gaz à effet de serre que produit, en moyenne, un orchestre britannique de 108 musiciens, lors d’une tournée en Asie. Du moins selon le rapport “Moving Arts – Orchestras”, publié par l’organisation environnementale Julie’s Bicycle. Avec le concours de l’Association des orchestres britanniques (ABO), de nombreux agents et des universités d’Aberdeen, d’Oxford et de Colombie-Britannique, cette ONG a scruté le comportement, en tournée, de 40 des 65 phalanges affiliées à l’ABO. Objectif ? Réduire l’empreinte carbone de cette activité, jugée indispensable au développement et au rayonnement des orchestres. Bilan des courses : une incidence sur l’environnement estimée à 8 600 tonnes de CO2 par saison pour l’ensemble des orchestres tournant sur le territoire national ou à l’étranger. Soit mille fois la moyenne des émissions annuelles des citoyens de l’Union européenne, évaluée à 8,4 tonnes par habitant ! Un chiffre qui s’explique naturellement en grande partie par le transport aérien. Premier producteur de gaz à effet de serre, il constitue, pour les tournées en Asie des orchestres de plus de 100 musiciens, 60 % de ces émissions. Le fret (instruments, merchandising, produits commerciaux divers) représentant, quant à lui, 30 % supplémentaires.

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