Nuit blanche à Paris : notre sélection musicale

Suzanne Gervais 04/10/2019

Expositions, théâtre, danse, performances… La nuit sera courte demain dans la capitale. Une fois de plus, la musique est de la partie. Le plus dur sera de choisir.

Insomnie à la Philharmonie. La salle parisienne ouvre ses portes de 18h à 6h du matin, avec plusieurs concerts au programme : une “Nuit du trio” pilotée par les Wanderer ; un concert Schumann de… neuf heures où la pianiste islandaise Ingibjörg Sigurjónsdóttir et son compatriote, le platiscien Ragnar Kjartansson, revisitent les Dichteliebe ; “Odyssée”, le spectacle de la violoncelliste Sonia Wieder-Atherton ; une déambulation avec le chœur Mikrokosmos dans les salles du musée de la Musique ou encore de l’orgue. Les marathons musicaux sont décidément à la mode puisque, pendant neuf heures, plusieurs organistes se succéderont à la tribune du grand orgue de la salle Pierre-Boulez, dans une série de récitals.

Quatuors nocturnes aux Tuileries. Pour les mélomanes parisiens ou de passage ce week-end-là, la “Nuit du quatuor”, inaugurée en 2015 et initiée par Proquartet au musée de l’Orangerie, est une étape incontournable. Elmire, Kuss, Agate, Piatti, Harold, Arod, Yoka, Maurice, Cheng, Mona et Tchalik : jusqu’à 4h du matin, onze quatuors se succèdent dans la salle des Nymphéas de Monet. Trois créations d’élèves du Conservatoire sont même au programme.

Amateurs réveillés à la MPAA. La Maison artistique des pratiques amateurs a elle aussi sa nuit blanche, organisée avec ProQuartet. La musique de chambre est à l’honneur, du duo à l’octuor. Des quatuors de Chostakovitch au folklore irlandais, en passant par Mendelssohn, Grieg et Piazzolla, une cinquantaine de musiciens amateurs se succéderont sur scène.

Installation sonore rive gauche. La nef du collège de Bernardins accueille une installation de Stéfane Perraud, “Sylvia”. Les piliers deviennent des arbres et la salle cistercienne se transforme en forêt jurassienne, emplie des sons collectés dans les forêts du Haut-Jura. Brame de cerf, chant d’oiseaux, souffle du vent, bruissement des feuilles…

Tubas au musée de l’Armée. Berlioz est à l’honneur au musée de l’Armée, investi par les musiciens de l’Orchestre de la Garde républicaine et l’ensemble de tuba des conservatoires parisiens, pour un programme sur le thème de l’héroïsme : Berlioz, Beethoven, Bruckner et Sibelius.

Compositrices sur l’île Saint-Louis. Direction l’église Saint-Louis-en-l’Ile pour un récital d’orgue de Benjamin Viaud, consacré aux compositrices d’hier et d’aujourd’hui : Clara Schumann, Florence Price, Kate Boundy, Juliette Folville, Carlotta Ferrari…

 

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