Exclusif : Estelle Lowry à la tête du futur Centre de musique contemporaine

Antoine Pecqueur 28/10/2019
La déléguée générale de Musique nouvelle en liberté va prendre la direction de cette nouvelle structure chargée de la création.
Bouleversement dans le monde de la musique contemporaine. Les trois structures de ressources du secteur – Musique nouvelle en liberté (MNL), Musique française d’aujourd’hui (MFA) et le Centre de documentation de la musique contemporaine (CDMC) – fusionnent pour créer une nouvelle entité.
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Selon nos informations, cette structure sera dirigée par Estelle Lowry, qui était jusqu’alors déléguée générale de Musique nouvelle en liberté. Dans la liste des candidats, elle a été choisie face à Françoise Clerc, chargée de la musique classique et du jazz au BureauExport, et à Agnès Pretrel, directrice du CDMC, qui était justement préfiguratrice du projet de fusion et avait rédigé, pour le ministère de la Culture, la mission sur le regroupement de ces structures.

Centre national de la musique

La création de cette nouvelle structure répond à une logique d’efficacité, en particulier aux yeux de l’État et de la Sacem, qui sont les financeurs communs de ces trois structures ; les missions de MNL, MFA et du CDMC peuvent gagner en complémentarité. Le fonctionnement de cette nouvelle entité devra être plus lisible dans ses missions, tant en matière de soutien direct à la création que de valorisation du fonds documentaire.
La question du périmètre esthétique de cette future structure a de l’importance, car elle définira les contours de ce qu’est la musique contemporaine aujourd’hui aux yeux de ses financeurs. Cette question semble avoir été en partie tranchée : la place du jazz et des musiques improvisées, qui étaient éligibles aux soutiens de MFA, n’est plus évoquée.
Outre le défi de créer des synergies entre trois équipes, avec des personnels aux statuts différents et aux méthodes de travail distinctes, le principal enjeu pour Estelle Lowry sera de positionner ce nouveau Centre de musique contemporaine par rapport au Centre national de la musique, qui doit être inauguré début janvier. Quelle sera sa place au sein du CNM, si elle doit l’intégrer ? À quel horizon ?

Antoine Pecqueur

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