Remise des prix de l’enseignement musical

Organisée par la Chambre Syndicale des Editeurs de Musique de France (CEMF), cette cérémonie vise à mettre en lumière le travail des auteurs d’ouvrages pédagogiques et les actions innovantes des enseignants.

La sixième édition de remise des prix de l’Enseignement musical a eu lieu ce lundi 25 novembre à la Scala, à Paris.
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Ils étaient un peu les oubliés des remises de prix, mais depuis six ans les enseignants ont aussi droit à leur cérémonie avec trophées, discours et séances photos. Une manière de mettre à l’honneur ceux qui transmettent le patrimoine vivant de la musique écrite aux générations futures. « On avait remarqué qu’il y avait un travail énorme des enseignants sur tout le territoire qui dépensent souvent une énergie folle pour monter des spectacles, créer un répertoire mais ces initiatives restaient souvent trop peu connues donc on a voulu valoriser ce travail », explique François Dhalmann, secrétaire général de la CEMF. Parmi ces enseignants passionnés, l’altiste et compositeur Olivier Marin, a été distingué dans la catégorie « méthode ». Amateur de jeux de rôle, le musicien a inventé un jeu de société musical intitulé « Petites notes et pièces éphémères ». Le but ? Démasquer son adversaire en repérant sa signature musicale, en l’occurrence une suite de notes cachée dans une improvisation. « On sait que d’un point de vue scientifique le jeu permet de développer des mécanismes très intéressants. Il favorise la concentration et la détermination. C’est important de rester connecté à son public et à son époque même s’il faut aussi conserver des méthodes traditionnelles », analyse le lauréat. 

Un prix de l’innovation technologique 

Pour atteindre un plus large public, les pédagogues investissent aussi le champ des nouvelles technologies. Ainsi, le projet “Cello Kids” remporte le prix de l’innovation pour sa chaîne Youtube dédiée au violoncelle dont l’ambition est de faire découvrir le répertoire des premières années et de créer une ressource pédagogique. « On est très contents car cela a été un gros investissement », confie Valérie Aimard qui, avec ses collègues du conservatoire du 13e arrondissement, a déjà enregistré 140 vidéos. Ce qui ne les empêche pas de se méfier du tout numérique, et de rappeler l’importance de la partition papier. Précisément, ils partagent ce premier prix avec “Sonic Solveig”, un éditeur de musique interactive dont les applications encouragent le jeune public à s’approprier de grandes œuvres musicales en isolant des instruments de son choix et même en réorchestrant la partition «  La vitalité de l’enseignement musical en France est bien là mais il faut vraiment la faire connaître », plaide François Dhalmann qui regrette l’absence lors de cette cérémonie des responsables des grandes institutions culturelles du ministère. Une nouvelle fois, aucun représentant de l’Etat n’a jugé bon de répondre à l’invitation des organisateurs. Qu’en sera-t-il de la place de l’édition musicale au sein du futur Centre national de la musique, qu’on espère plus attentif que le ministère aux entreprises du secteur ?

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