La maîtrise de Notre-Dame face au Covid

Mathilde Blayo 28/01/2021
Henri Chalet, chef principal et directeur musical de la maîtrise, nous explique comment la crise sanitaire affecte ce lieu de formation.
« Avec la pandémie, il a fallu rebondir très vite, notamment pour assurer ce qui est notre mission première : l’école de chant. Nous avons réussi à maintenir une continuité pédagogique pendant le confinement puis à la rentrée de septembre, nous avons réaménagé les plannings en divisant les chœurs. Le chœur d’enfant qui réunit une quarantaine de chanteurs a été divisé en deux. Ils ne se sont vus en « tutti » que deux fois depuis septembre.
Mais depuis l’incendie, nous sommes devenus très philosophes et prenons les contraintes comme l’occasion de développer d’autres choses. On peut ainsi consolider le niveau des petits malgré l’absence des plus grands. Cela fait un peu perdre le mimétisme, le son qu’on a pu construire avec les plus grands n’influe pas forcément autant qu’avant sur les plus jeunes, mais nous tentons de nouvelles choses pour les rendre plus réactifs et autonomes. Il nous manque malgré tout l’émulation collective, cette chose si particulière au chœur et qui permet au groupe de transcender l’individu, et qui se ressent surtout en concert. Nous avons quand même pu faire trois captations, dont une retransmise par France 2 pour Noël. Il y avait de nombreuses contraintes : les casques, les tenues jetables… mais c’était un moment très émouvant pour les huit chanteurs qui étaient déjà là au moment de l’incendie. Nous sommes plus sereins cette année [en décembre 2019, la maîtrise connaissait cinq licenciements pour motif économique, NDLR], malgré cette double peine avec le Covid. Nous avons plus de sérénité sur la situation budgétaire et l’ambiance est vraiment meilleure dans la maison, ce qui nous permet d’avancer dans le bon sens. »
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