Les inscriptions en horaires aménagés stables malgré la crise

Éloïse Duval 01/04/2021
Alors que l’enseignement musical en conservatoire évolue au rythme des couvre-feux et confinements, les inscriptions en classe à horaires aménagés pour la musique se sont closes à la mi-mars. Premier bilan.

La crise sanitaire a amené cette année à repenser le processus de sélection des élèves en classe à horaires aménagés, afin de respecter les protocoles sanitaires. Laurent Goossaert, directeur du conservatoire municipal de Rungis, détaille les conditions de recrutement  des élèves : « Avant la crise sanitaire, la sélection reposait sur une audition à l’instrument puis sur un entretien destiné à établir la motivation des élèves, en parallèle de l’évaluation des dossiers par l’établissement scolaire et le collège en l’occurrence. Aujourd’hui, nous avons demandé aux élèves de nous faire parvenir par vidéo une prestation instrumentale et une présentation de leur motivation ».

Des effectifs stables

Pourtant, malgré des conditions de recrutement parfois différentes du fait de la crise sanitaire,

Les effectifs n’ont quasiment pas été affectés, et les CHAM sont toujours très prisées par les élèves, à tel point que les candidatures n’ont quasiment pas diminué : « les dossiers CHAM n’ont été que très faiblement touchés par la pandémie : d’ordinaire, nous recevons entre 180 et 200 demandes pour 44 places en tout. Cette année, nous avons reçu 140 demandes, ce qui diffère finalement très peu de ce que nous recevons en temps normal », constate Regis Delemailly, directeur adjoint du Conservatoire à Rayonnement Régional de Versailles. De même, Aurélien Daumas-Richardson, directeur du conservatoire de Caen, évoque des effectifs stables malgré l’évolution des conditions de recrutement : « En moyenne, nous recevons environ 200 candidats, et l’effectif est assez stable cette année. Pourtant, nous craignions fortement que les familles aient du mal à se projeter dans l’année à venir, et qu’il y ait aussi une forme de désamour pour les activités extrascolaires du fait de la crise sanitaire ».

Une garantie en temps de pandémie

À l’heure où les cours de musique sont suspendus aux décrets gouvernementaux et préfectoraux, Aurélien Daumas-Richardson explique cette stabilité des effectifs par l’assurance que représente le fait d’intégrer une classe CHAM : « L’explication que l’on se donne c’est que l’année au conservatoire est perturbée, mais pas pour les élèves en CHAM, qui, eux, continuent à être accueillis. Du coup, le plupart des élèves et des parents ont identifié le fait que les cours continuaient à être dispensés normalement, et qu’intégrer une classe CHAM est un bon moyen de garantir l’enseignement artistique de l’élève ». Si les effectifs des CHAM se révèlent en grande partie épargnés par la pandémie, les directeurs de conservatoire s’inquiètent davantage pour les inscriptions traditionnelles, car les portes ouvertes, les réunions d’information et les rencontres avec les professeurs sont devenues impossibles sinon en format numérique.

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