Olivier Mantei à la Philharmonie

Antoine Pecqueur 28/04/2021
Le directeur de l’Opéra Comique va succéder à Laurent Bayle à la tête de l’institution parisienne.

L’intérim de Laurent Bayle sera de courte durée. L’État et la ville de Paris ont choisi Olivier Mantei pour prendre, à partir de novembre, la tête de la Philharmonie. Alors que le monde culturel a subi de plein fouet l’impact de la crise sanitaire et se prépare à une fragile reprise, les pouvoirs publics ont fait le choix de la continuité. Olivier Mantei partage avec Laurent Bayle le même ADN : combiner exigence artistique et ouverture sociale. Jusqu’à présent, son parcours a surtout été lié à l’opéra et au théâtre musical : il a successivement repris la direction des Bouffes du nord puis de l’Opéra Comique. Il arrive donc dans un nouveau monde, celui de la salle symphonique. Même si la Philharmonie réunit aussi un musée, des ateliers pédagogiques et pourrait sous son mandat s’ouvrir à d’autres formes…

Ensembles indépendants

Cette nomination sera à coup sûr appréciée du secteur des ensembles indépendants. Ancien administrateur d’Accentus, Olivier Mantei a toujours eu à cœur de programmer les formations spécialisées, en musique ancienne comme en création.

Il va désormais être davantage confronté aux orchestres permanents, et notamment à l’Orchestre de Paris, intégré à la Philharmonie. Le futur directeur connait bien les équipes de la salle parisienne : sa compagne Antonella Zeda y est directrice de production, et nombre de formations associées à la Philharmonie (Les Arts florissants, l’Ensemble intercontemporain…) sont aussi régulièrement invitées à l’Opéra Comique.

Qui à l’Opéra Comique ?

Cette nomination pose d’autres questions à plus ou moins court terme. Olivier Mantei devait également reprendre dans quelques mois la gestion du Théâtre de l’Athénée. Selon nos confrères du Monde, il en restera actionnaire. Mais surtout, c’est le début d’un mercato musical : qui va lui succéder à l’Opéra Comique ? L’État devra cette fois-ci impérativement nommer une femme au risque sinon de laisser l’entièreté du paysage musical à des hommes blancs de plus de cinquante ans. Ce qui serait très ancien monde, pour reprendre une expression chère à Emmanuel Macron.

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