Jean-Marc Andrieu : « Nous devons tous contribuer à faire le bien »

Mathilde Blayo 04/06/2021

Ce vendredi 4 juin, à 18h, l’Orchestre Les Passions donnera un concert solidaire, porté par le groupe local d’Amnesty International, au profit de SOS Méditerranée. Une initiative que nous explique le flûtiste et fondateur de l’orchestre.

Comment est né ce concert caritatif ?

Cela fait environ cinq ans que nous travaillons avec nos amis militants d’Amnesty en jouant une à deux fois par an, selon les opportunités, pour une ONG, une cause noble que l’on a envie de défendre. Cette soirée est organisée par Amnesty, par l’Association Montalbanaise d’aide aux réfugiés et l’association EIDOS, qui défend le cinéma et avec qui nous menons souvent des actions. Après le concert, il y aura la projection d’un court métrage, Mare Amarum, et un débat avec des membres de SOS Méditerranée.
En principe la salle est toujours pleine pour ce type de concert. Cette fois la jauge sera réduite, mais c’est mieux que rien ! Le concert est vraiment financé par l’orchestre : les musiciens touchent un cachet minimum et les frais sont assurés par la trésorerie de l’orchestre.

Pourquoi tenez-vous, en tant qu’artiste, à faire ce type de concert ?

Les artistes ne vivent pas dans une tour d’ivoire. Ils doivent s’intégrer dans la société, participer à leur manière à l’amélioration des conditions de vie des hommes.

Nous sommes heureux de mener ces actions et cela nous semble naturel. Pour un artiste, plutôt que de faire un don monétaire à une association, je trouve qu’il est plus intéressant de faire don de son art, de participer avec notre moyen d’expression. Les musiciens ne touchent pas un cachet normal, mais ça a plus de sens de faire un concert qui rendra un auditoire heureux, et qui pourra aider à rendre moins difficile la vie d’autres hommes.
Nous voulons aider SOS Méditerranée à porter son message d’humanité. Je ne supporte pas l’idée que des gens meurent en mer, sur des bateaux et en tant qu’être humain on doit y être sensible. C’est insupportable. Nous devons tous contribuer à faire le bien...

Votre ancrage territorial facilite-t-il cet engagement et cette conscience sociale ?

Cela nous rend plus actifs. Nous avons un public mélomane fidèle qui nous permet d’avoir une bonne assise dans la diffusion et de proposer ce genre d’action en étant sûrs de notre coup. D’être vraiment présent sur un territoire donne envie d’agir. Nous avons ainsi déjà mené des concerts similaires avec l’ACAT, l’association des chrétiens pour l’abolition de la torture. Dans le cadre de notre festival nous avons joué dans une maison de détention pour mineur, ayant à cœur d’apporter la musique dans des endroits où elle n’est pas d’habitude. Nous voulons faire vivre l’art et ce type de concert permet de réunir notre public habituel, sensibilisé à ces causes, et un nouveau public venu d’Amnesty, de l’ACAT...

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