La playlist érotique de la rédaction

Rédaction 01/07/2021
Toute l’équipe de La Lettre du Musicien vous livre, pour ce numéro d’été, sa playlist érotique, d’Haendel à Piazzolla...

Astor Piazzolla – Libertango

Ðurđa Mihić, chargée de mission  

Qui dit tango, dit passion…
Difficile de rester immobile et indifférent en écoutant cette musique, qui vous transporte loin dès sa première note et qui, joue contre joue, peau contre peau éveille des passions endormies.

 

Maggot Brain – Funkadelic

Éloïse Duval, journaliste

Des premiers arpèges esquissés à la basse, comme une promesse en attente, au cri d’amour de la guitare qui, suspendue un instant, reprend son souffle avant qu’une seconde guitare ne se joigne à elle, cette pièce apparaît comme un lent crescendo, où le duo se tord au rythme enivré des accords, modulant tour à tour l’emprise des corps assoiffés de désir puis essoufflés de plaisir, avant que les deux guitares n’expirent l’une dans l’autre, étourdies par la nuit.

 

Georg F. Haendel – Scherza infida

Antoine Pecqueur, directeur de la rédaction

Dans cet air extrait d’Ariodante, Haendel exacerbe les frottements. Harmoniques, avec des retards et appogiatures d’une sensibilité folle. Et instrumentaux, avec ce mélange envoûtant entre cordes et bassons, sur lequel s’élève la voix irrésistible de la mezzo-soprano ou du contre-ténor. No gender !

 

Maurice Ravel – Boléro

Morgane Discours, chargée des abonnements

Le Boléro est une rencontre, une discussion, un jeu de séduction où l’on se repousse, s’attire, résistant puis cédant à l’autre. Ce merveilleux mélange de tiraillements sensuels est comme une étrange relation haine-amour… Un mélodie lancinante propice au jeu érotique.

 

Antonín Dvořák – 8e symphonie
(3e mouvement, Allegretto Grazioso)

Calixte Bailliard, directrice des opérations

Un troisième mouvement tout en suggestion : pas de tension, juste la pureté de deux cœurs amoureux qui laissent sous-entendre toute la passion qu’ils ont l’un pour l’autre. Appoggiatures des violons et contrechamp de la flûte, aigües renforcés, autant d’indices sur l’intensité de la rencontre. La réexposition, plus piano, est comme le souvenir de ces premiers émois... 

 

Heitor Villa-Lobos – Chôros No. 1

Mathilde Blayo, journaliste

Chuchotant du bout des doigts des mélodies aux couleurs brésiliennes d’une extrême douceur, la guitare se promène sur nous comme une petite flamme, disant à la fois la séduction tranquille à l’œuvre l’été et la légèreté rayonnante des corps à peine voilés. 

 

Oum Kalthoum – Alf Leïla wa Leïla

Tom Sidicaro, secrétaire de rédaction

Porté par la fièvre enivrante qui berce les songes des Mille et Une Nuits de Shéhérazade, l’Astre d’orient chante dans une voix troublée par l’amour l’ardeur d’une nuit près de son amant, priant pour que le soleil ne revienne que dans un an.

 

J. S. Bach – Toccata Dorienne

Marie Hédin-Christophe, directrice générale

L’orgue était d’abord interdit par l’Église car il suscitait émotions et sensations.
Il relie l’âme et la chair. Comment oublier l’âme qui se donne dans l’acte érotique ? Dans la Toccata Dorienne (toccare, « toucher ») de Bach, deux voix se répondent sans cesse. Les doubles croches incessantes : un pouls rapide. Le final : une apothéose ! Elle incarne la vie, elle rappelle les découvertes de l’amour…

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