“Cendrillon”, salle Favart

Philippe Thanh 21/03/2011
Jérôme Deschamps, qui s’acquitte avec succès de sa mission de rendre l’Opéra-Comique à son répertoire, y a remonté la Cendrillon de Massenet (créée en 1899, elle n’y avait plus été représentée depuis 1909).
"Cendrillon" à l’Opéra-Comique (Elisabeth Carecchio).
 
Sur un livret d’Henri Cain qui suit assez fidèlement le conte de Perrault, le compositeur a écrit une musique en demi-teintes, faite de tendresse et de poésie, ce que peinent à rendre les Musiciens du Louvre-Grenoble, malgré la direction nuancée de Marc Minkowski.
De la distribution, inégale, émergent le Prince Charmant de la mezzo canadienne Michèle Losier, timbre chaleureux et émission toute de franchise, et bien sûr l’inénarrable Mme de La Haltière de la contralto Ewa Podles, voix toujours aussi puissante et diction du français quasi parfaite. Et si la Cendrillon de Judith Gauthier paraît un peu pâle et rêche de timbre, si la Fée d’Eglise Gutiérrez se brouille trop souvent avec le diapason, le Pandolfe accompli de Laurent Alvaro, pourtant arrivé au pied levé dans la production, n’appelle que des éloges.
Benjamin Lazar signe une mise en scène un peu prosaïque, dans de jolis costumes d’Alain Blanchot, qui n’effacera pas le souvenir de la si intensément poétique réalisation de Robert Carsen à Monte-Carlo, il y a une quinzaine d’années. (5 mars)

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